De maître de thé à souffleur de verre
Gao Liuzhou a passé ses premières années en tant que maître de thé dans les monts Phoenix du Guangdong, imprégné de l’art des oolongs dān cōng. Il comprenait le thé non seulement comme une saveur, mais comme un mouvement — la manière dont une feuille étroitement torsadée s’ouvre, le lent tourbillon de la liqueur. Pourtant, il ne trouvait jamais de théière qui montrait cette danse avec assez de clarté. Il a donc cherché un souffleur de verre formé chez Hario au Japon, apprenant la précision du travail du verre borosilicate et le minimalisme discret du design japonais.
De retour à Chaozhou, il a installé un petit atelier où le soufflage à la main est devenu sa nouvelle manière d’honorer le thé. Sa théière de 300ml est la plus personnelle — dimensionnée pour des séances solitaires et méditatives avec une seule tasse. Chaque pièce est soufflée à la bouche, recuite dans un four pour une résilience thermique, et le filtre est étiré en fins fils de verre à la main. Le résultat est un récipient qui disparaît, laissant les feuilles parler.
Gao signe la base de chaque théière. Son travail est aujourd’hui utilisé dans les salles de dégustation à travers le Guangdong, où la poésie visuelle des thés verts, blancs et jaunes peut enfin être contemplée sans obstacle.